Faut pas que tu comptes sur moi On n'a pas la vie facile Hey, mais on a tout ce qu'il faut On a range les evangiles On fera plus de cadeau On voit venir le jour C'est comme la chance qui nous quitte Il faut partir avant que tout ne se complique Dans cette chasse a cour Y a quand meme une limite Celle de rentrer avant que ne s'eteigne l'eclairage public Il revient vers chez lui Le portail electrique Et les allees de graviers entre les massifs de fleurs Faire un peu de cafe Mettre un peu de musique Oublier ce que cette fille lui disait tout a l'heure… Quand elle parlait d'un noceur… d'un noceur Et puis elle a parle de dandy, de rouleur Et aussi de cargo, de croiseur De gens qui claquent des doigts Elle a dit: no sir, no sir T'es tombe du cote des nantis, des menteurs Dans ta poitrine j'entends le battement d'un compteur Il faut pas que tu comptes sur moi Elle a dit: no sir, no sir La vie a fait de toi un dandy, un rouleur T'avances comme au volant d'un cargo, d'un croiseur J'aime pas comme tu claques des doigts Hey, elle a dit: no sir Paroles et Musique: Francis Cabrel 1989 'Sarbacane'
Pour elle le pas des ballerines, Pour moi le vol noir des corbeaux. Pour elle le turquoise des piscines, Pour moi la rouille des barreaux. J'ai donne dix ans de ma vie, Pour ses yeux clairs comme de l'eau, J'ai jamais vu de ballerines, Sur la paille des cachots. Chez elle le cuir des limousines, Et des sourdines aux pianos, Et chez moi, le vacarme des cantines, Le souffle des bourreaux. J'ai donne dix ans de ma vie, Pour ses yeux clairs comme de l'eau, Pour cette veilleuse Qui suit mes doigts sur la photo. Y a un homme qui tombe Les yeux dans la rigole, Dans la rue principale, Les lumieres qui tournent, Les jures me regardent, Il va falloir que je parle. La lame est dans ma poche, Si c'est elle que t'aimes, Il faut que tu le fasse. Les lumieres s'approchent, Le cri des sirenes Mais c'etait une impasse. Et tout le temps que ca dure… Oh tout le temps que ca dure… Tout le temps que ca dure. Les amities bizarres et les livres pornos. Dedans, l'eau noire des machines, Les odeurs de caniveaux, Et dehors le soleil medecine Aux crinieres des chevaux. J'ai donne dix ans de ma vie, Pour ses yeux clairs comme de l'eau, Elle m'aime encore, elle m'a ecrit, Je change d'air bientot… Elle m'aime encore, elle m'a ecrit, Je change d'air bientot… Elle m'aime encore… Paroles et Musique: Francis Cabrel 1980 'Fragile'
Derriere la riviere du pere On voyait s'agiter la cite Et faner les fleurs solitaires Dans les parterres grillages Le petit gars la-haut sur sa colline