Sous les bancs de ciment Dans les odeurs de cigare Et le bruit des guitares De mes petits enfants Je courais, je courais, je courais, je courais Et le temps s'en allait Je courais, je courais, je courais… Et tout le temps que je passe Assis a la meme place Juste a bouger les yeux Avec mes vieilles rengaines Et mon echarpe de laine Meme quand le ciel est tout bleu Toujours la voix qui s'embrume La crainte du rhume Ou le bruit des avions Et dans le froid qui s'approche J'ai peur que les cloches Chantent bientot mon prenom Je courais, je courais, je courais, je courais Et le temps s'en allait Je courais, je courais, je courais… Toi, mon enfant que j'aime, Toi qui a tant de peine Assieds toi un moment Quels que soient ceux qui te quittent Dis-toi que le temps passe vite Et que la poussiere t'attend Tu vois ces bras de misere Ont fait le tour de la terre Pour une fille de chez nous Ils ont fait sauter les tables Et des plages de sable Et des hordes de loups On etait tellement bien On etait tellement loin Qu'on etait presque perdus On etait tellement haut Et tellement beaux Qu'on ne se reconnait plus On courait, on courait, on courait, on courait Et le temps s'en allait… On courait, on courait, on courait… Ce matin j'ai joue aux bille, J'ai couru les filles Et j'ai pris tout mon temps J'ai accroche mon c?ur Aux epines des fleurs Et j'ai gagne souvent Ce soir, j'ai plus de problemes Tout le monde m'aime Mais c'est pas pareil qu'avant… Parce qu'il y a le bout de ma canne Les feuilles des platanes Et c'est l'automne tout le temps Parce qu'il y a le bout de ma canne Les feuilles des platanes Et c'est l'automne tout le temps Toi mon enfant que j'aime… Paroles et Musique: Francis Cabrel 1983 'Quelqu'un de l'interieur'
Leila, si tu savais les yeux qu'elle a Quand elle voit s'approcher les chasseurs Leila, si tu savais les yeux qu'elle a Quand elle voit s'approcher les chasseurs Pas la peine de mentir Leila sait ce que veut dire Ce feu sous les paupieres blanches Qui fixe le dessous de ses hanches Des mots humides de pluie Qui meurent aussitot dits Des corps tendus immobiles Apres les eclairs faciles Leila, elle les connait trop Faux nez et faux numeros Meme par terre meme morts Et quand meme les plus forts Les phrases pleines de detours Qui craignent la lumiere du jour Ils cachent tous quelque chose Ils chassent tous quelque chose Leila, si tu savais les yeux qu'elle a Quand elle voit s'approcher les chasseurs Leila, si tu savais les yeux qu'elle a Quand elle voit s'approcher les chasseurs Y a ceux qui pleurent de joie En ajoutant une croix Ceux qui l'aiment a tout jamais